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Ils se sont lancés dans les métiers de la rénovation énergétique et du bâtiment

Ils s'appellent Anaëlle, Nathan, Adrien ... Ils sont jeunes diplômés ou encore en études et ont décidé de démarrer leur carrière dans le secteur du bâtiment et de la rénovation énergétique. Découvrez leurs témoignages ! 

Quelles études tu as fait pour travailler dans le BTP ?

Nathan 

“ J’ai fait un Bac STI2D, puis un DUT en Génie Civil, car à la base, je voulais faire une école d’ingénieur sans passer par la case prépa. Du coup, j’ai fait un DUT. Mais après mes stages, je me suis rendu compte que ce n'était pas du tout ce que je voulais faire. Du coup là je suis en Licence pro en conduite de travaux et après, je vais enchaîner avec un Master professionnel dans le même domaine, ça fera 5 ans d’études au total. Ce qui est bien, c’est qu’en filière pro, on ne peut pas avoir plus concret, je fais 6 semaines de travail et 4 semaines d’école parce que je suis en alternance. Donc tout ce qu’on voit ça va vraiment nous servir lorsqu’on travaillera.”

 

Anaëlle

 “Au lycée, j’ai fait une filière STI2D spécialisée dans l’ingénierie et j’ai choisi l’option “Energie & Environnement”. En STI2D, on a les matières générales, mais on a aussi beaucoup de travaux pratiques. Puis j’ai postulé pour faire une école d’ingénieur en BTP, l’école avait la même filière que celle que je faisais au lycée donc ça collait bien. J’ai été prise, et là je rentre en cycle ingénieur pour 3 ans à la suite d’une prépa intégrée.”

 

Adrien 

“A la base, je suis allé en filière générale au lycée, et au bout d’un an, au vu de mes résultats, on m’a orienté en voie professionnelle. Puis j’ai parlé à un ami qui travaillait dans le bâtiment, il faisait de la couverture. Et comme être dans un bureau ça ne me plaisait pas trop, j’ai décidé d’essayer le BTP. Je suis parti du principe que sans diplôme, rien d’autre ne s’offrira à moi et qu’utiliser mes mains était la meilleure option. Aujourd’hui, je travaille depuis un an et demi, et je forme même des gens sur les tâches basiques ! Dans ce secteur, je trouve que le fait d’être valorisé pour ce que tu fais et non sur la base d’un diplôme particulier, c’est très satisfaisant.”

 

Qu’est-ce qui t’a motivé à aller dans le BTP ?

Anaëlle 

Ça m’a toujours impressionné de voir des grands bâtiments en face de moi, et comme j’avais un objectif de construire un projet professionnel à la fois innovant et environnemental, je me suis dit que le BTP pouvait m’amener à ce projet. Au lycée, on m’a dit que c’était une filière d’avenir, très innovante et avec une très bonne employabilité, donc ça m’a convaincu.”

 

Adrien 

Le salaire, et le futur que ça apporte sans diplôme, on m’a dit que si j’étais motivé je pouvais aller loin et gagner rapidement en responsabilités.”


 

Nathan

“En seconde, c’était le seul endroit où je me voyais continuer mes études car je ne voulais surtout pas être dans un bureau ou travailler enfermé. Et aussi parce que depuis tout petit, je bricole pas mal. Je voulais continuer mes études dans un domaine qui pouvait me plaire, et comme j’adore être dehors, travailler en équipe, et commencer un projet à partir de rien et le voir terminé, j’ai choisi un métier totalement ciblé BTP.”

Quels sont les freins qui t’ont fait douter ?

Adrien

 “La pénibilité du travail et le fait d’être dépendant de la météo faisaient que ça ne m’attirait pas trop. Mais en fait le principal frein c’est qu'on ne m’avait jamais parlé de ce secteur. Je me disais que je ne voulais pas me casser le dos jusqu’à mes 40 ans, mais au final ça me plait et je suis très content. C’est vrai que quand il pleut, c’est moins cool, mais si le métier te plaît, les points négatifs ne posent pas de problème, je les accepte et je n’ai pas le choix car je ne veux pas faire autre chose, j’aime ce que je fais.


 

Anaëlle

  “Le secteur du BTP n’a pas toujours une bonne image, on connaît tellement peu de métier dans ce secteur alors que finalement, il y a plein de métiers qui pourraient intéresser les gens. Quelles que soient nos qualités, on peut trouver un métier qui nous correspond.”

Être une femme dans le BTP aujourd’hui, c’est possible ?

Anaëlle

“ Bien sûr ! Quand je vois mes copines, elles me disent souvent qu'elles ne pourraient jamais faire ce que je fais, car c’est un secteur masculin. En fait, c’est totalement un secteur mixte, et il y a énormément de femmes qui réussissent. Il ne faut pas se restreindre à l’idée que “Il n’y a que des garçons” et que “on ne peut pas être féminine”: il y a plein de métiers, de possibilités, et il ne faut pas avoir peur de s’affirmer. Quelles que soient tes études, ton genre, tes qualités, d’où tu viens, tu as ta place dans le BTP !”

En quoi ton travail est un métier d’avenir ?

Adrien

“Le bâtiment c’est un métier d’avenir, et même avec le covid ça ne s’arrêtera pas : les gens auront toujours besoin d’un toit. Il y a vraiment beaucoup de demandes et je pense que je ne serai jamais au chômage.” 

 

Anaëlle 

“En tant qu’ingénieur, on doit réfléchir au futur de la construction, pour bâtir et rénover des bâtiments en respectant les enjeux environnementaux et financiers. On doit sans cesse réfléchir et innover.” 

 

Nathan

“Je sais qu’avec ce métier là, je servirai toujours à quelque chose. D’ailleurs, après mon DUT, j’ai eu beaucoup de propositions pour travailler. ”

Qu’est-ce qui te plaît dans ton métier aujourd’hui ?

Nathan

“Le fait de savoir que l’on sert vraiment à quelque chose et qu’à la fin on rend un chantier propre et neuf au client est très satisfaisant. Donc en résumé, travailler en équipe, travailler dehors, et la satisfaction après un chantier. Les aspects du métier sont aussi les choses qui me motivent le plus.

 

Adrien

“Ce qui me plaît le plus, c’est de ne pas être derrière un bureau, je n’en pouvais plus d’être enfermé à l’école. En deuxième je dirais que j’aime beaucoup travailler avec les mains, car j’ai toujours été bricoleur. L’ambiance joue aussi beaucoup. Et pour finir je dirais que notre travail et nos efforts sont vraiment valorisés : si on est très motivé, on peut vite gagner en responsabilités.”

 

Anaëlle

“C’est un secteur innovant et passionnant : quand on a une idée, on peut l’emmener jusqu’au bout. On apprend quelque chose tous les jours et on gère des sujets complètement différents, donc aucun jour ne se ressemble. ” 

Est-ce que le BTP ne se résume qu’à faire un travail manuel ?

Anaëlle 

“ Au début, je pensais que travailler dans le BTP, c’était mettre son casque et son gilet et mettre la main à la pâte puis on m’a finalement expliqué que ce n'est pas du tout que ça, qu’il y a d’autres métiers. Mes amies pensent que j’ai une pelle à la main alors qu’en fait je fais des calculs. On ne montre pas du tout l’amont, alors qu’il y a beaucoup de réflexions avant de réaliser le chantier, et même pendant le chantier. Dans mon stage actuel, je suis principalement dans un bureau, et je vais deux à trois fois par semaine sur le terrain pour voir l’avancée du chantier.”

Et le salaire, on en parle ?

Nathan 

« Au lycée on n’en parlait pas trop, mais en DUT, on ne parle que de ça ! Ce n'est pas un élément majeur, il faut aimer ce qu’on fait et les deux jouent beaucoup.
 Mais quand j’ai fait des stages, j’ai vu les différents métiers et j’ai appris les salaires. En tant que conducteur de travaux, si je suis bon, je sais que je gagnerai bien ma vie, donc c’est aussi pour ça que j’ai voulu faire ce métier et pas un autre. » 

Au bout de quelques années, le salaire d’un conducteur de travaux varie de 3000€ à 4500€ mensuel brut. (source : cidj.com)

 

Adrien

 « Le salaire est clairement un argument qui m’a motivé. Après quelques années, on peut se mettre à son compte et gagner encore plus. Il y a beaucoup de gens dans le bâtiment qui en partant de rien deviennent patron et gagnent très bien leur vie. » 

Un couvreur débutant gagne environ 1555€ brut/an (source : Onisep)

 

Anaëlle

 “L’aspect financier du métier n’est pas négligeable. On a un bon salaire  et un emploi garanti !»

En début de carrière, l’ingénieur du BTP touche entre 2 900 et 3 500 euros brut par an (source : regionsjob.com)

Comment est-ce que tu te vois évoluer dans les années à venir?

Adrien

J’espère ouvrir ma boîte et me mettre à mon compte !”

 

Anaëlle

  “L’an prochain, je commence une licence en alternance à l’Aéroport de Paris. Je serai dans un bureau d’étude et je vais m’occuper de réhabiliter toutes les pistes d’atterrissage et de décollage. Je m'occuperai de la phase de maîtrise d’ouvrage en amont, c’est-à-dire revoir les calculs, vérifier que le chantier soit réalisable, et faire appel à des entreprises extérieures pour pouvoir réaliser le chantier.”

 

Nathan 

Mon projet, c’est de commencer chef de chantier, car un bon conducteur de travaux c’est d’abord un bon chef de chantier. Après mon DUT, j’aurais pu travailler directement, car j’ai eu beaucoup de propositions, mais pour le métier que je veux faire, conducteur travaux, il faut un bac +5. Comme conducteur de travaux, je serai 50% au bureau et 50% au chantier, et je gérerai les réunions avec les clients, les dépenses, les budgets, je devrai tout quantifier quoi !”

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